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Travaux  > Écrits  > Rencontres  > Nancy, médiation  > Sciences et citoyens : état de l’opinion européenne

vendredi 11 mai 2006, par Sandrine Hajdukiewicz

Compte-rendu de la conférence de Michel Claessens, chef adjoint de l’Unité Information et Communication de la Direction générale de la recherche (Commission européenne).

Sciences et citoyens : état de l’opinion européenne

Compte-rendu de la conférence de Michel Claessens, chef adjoint de l’Unité Information et Communication de la Direction générale de la recherche (Commission euorpéenne).

Comment la science est-elle perçue par les Européens ? Pour y répondre, la Commission Européenne a réalisé l’Eurobaromètre sur la science et la technologie. Michel Claessens, qui a entre autres coordonné les travaux de cette enquête, présente certains résultats et tente d’en interpréter quelques uns. En janvier et février 2005, 32 pays européens ont été consultés simultanément. Le sondage a permis de révéler ce que pensent les Européens de la science et de tester leur culture scientifique. Il en résulte que l’intérêt des Européens pour les découvertes scientifiques est en recul par rapport aux années précédentes. Ils s’estiment mal informés des avancées technologiques, mais ils sont néanmoins optimistes : 80% d’entre eux pensent que la science va améliorer la qualité de leur vie future. A la question « Quelle discipline considérez-vous comme scientifique ? », la médecine et la physique se placent en tête. On remarque également qu’il y a une grande confusion entre astrologie et astronomie : 69% des gens interrogés pensent que l’astronomie est une science et 41% répondent que l’astrologie en est également une. Par contre, en introduisant le terme horoscope à la place d’astrologie, il n’y a plus que 13% des personnes qui considèrent ce domaine comme une science. La culture scientifique des Européens a également été testée au travers d’un quiz de 13 questions proposé en 1992, 2001 et 2005. Sur cette période, on observe une augmentation de bonnes réponses dans les états membres de l’Union Européenne. Malheureusement, certaines questions sont formulées de telle façon que même un spécialiste aurait des difficultés à y répondre. Par contre, il semble y avoir un problème de communication de l’information entre journalistes et scientifiques. Les journalistes n’ayant pas forcément les connaissances de base dans certains domaines, ils transmettent parfois une information erronée. Ce genre d’erreurs se retrouve fréquemment à la télévision et dans la presse écrite. Or ce sont les principales sources d’informations pour la plupart des gens. Les médias seraient peut-être la cause du désintérêt des européens pour les sciences, fait remarquer Michel Claessens. Mais ce ne sont que des constats. Il souligne qu’il est difficile de savoir pourquoi les scientifiques et les journalistes semblent tellement éloignés car il y a des similitudes entre ces deux mondes sur le plan du travail : récit, exactitude, urgence et nouveauté. Avec de tels résultats, que fait la Commission Européenne pour la recherche et la communication ? Elle alloue 80 millions d’euros à la recherche, ce qui équivaut à 4 % du budget total européen. Le paysage médiatique européen étant très fragmenté, des efforts sont faits pour la diffusion des informations scientifiques. Ainsi, plusieurs actions ont déjà été réalisées dans le but de promouvoir « une culture de la communication » selon Michel Claessens. Le numéro de novembre du magazine « RDTinfo » est consacré à l’Eurobaromètre et présente quelques résultats ainsi que leurs interprétations de façon claire. Quant au rapport complet sur cette enquête, il est disponible sur le site Europa. Sandrine Hajdukiewicz

Pour en savoir plus : http://europa.eu.int/comm/public_opinion.

P.-S.

Sandrine Hajdukiewicz


NetVibes / Master-cs
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