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Travaux  > Écrits  > Rencontres  > Nancy, médiation  > Raconter les sciences : le théâtre scientifique, quel avenir ?

vendredi 11 mai 2006, par Laurence Naiglin

Le premier festival de théâtre de science a vu le jour à Saint Etienne en 2003, à l’initiative du CCSTI La Rotonde. Chef du projet « Scènes de Méninges », Florence Delaporte raconte l’aventure du montage de cet événement original et unique en France.

Comment sélectionner des spectacles de théâtre scientifique ? Les organisateurs du festival ont d’abord spontanément choisi dans leur programmation, les compagnies qui avaient la volonté de parler des sciences. Ils ont ciblé un public essentiellement scolaire. Peu de spectacles ont été rejetés sauf ceux présentant de grosses erreurs scientifiques. Ces premiers critères de sélection n’étaient pas pleinement satisfaisants. Parmi les quinze spectacles programmés, certains ne traitaient pas de sujets scientifiques à proprement parler. Néanmoins ils ont été choisis parce qu’ils permettaient de replacer la science dans la société. Ainsi la compagnie « Brut de Béton Productions » abordait la catastrophe nucléaire de Tchernobyl sans toutefois expliquer la radioactivité ou les causes de l’accident. En 2005, la sélection des spectacles de la deuxième édition du festival a aussi été faite au cas par cas. La poésie et l’humour étaient à l’honneur cette année et le grand public était au rendez-vous. Qu’est-ce que le théâtre de sciences ? « Ca n’existe pas ! », répondent les comédiens à Florence Delaporte. Pour eux, c’est avant tout du théâtre. Peu de textes classiques traitent des sciences. Ce genre théâtral appelle souvent l’écriture. Le style doit rester dramatique. Le tout est de ne pas tomber dans une écriture didactique et ennuyeuse. L’astronomie et la physique sont les thèmes favoris des auteurs. Les spectacles de danse ont aussi une place de choix. Comment créer des interactions entre la culture scientifique et la culture proprement dite ? Les compagnies qui parlent de sciences sont financées par le ministère de la recherche, les CCSTI, les musées et non pas par le Ministère de la culture. A l’issue du premier festival, quarante compagnies ont été répertoriées et enregistrées dans une base de données, accessible sur le réseau internet, par La Rotonde. En 2005, la base s’est enrichie d’une trentaine de compagnies et a permis la création d’un véritable réseau. L’objectif de ce dernier est de rapprocher deux mondes qui s’ignorent : les Arts et les Sciences. Il a pour vocation d’aider à la mise en relation des scientifiques avec les artistes, de répondre au besoin de diffusion des compagnies et de permettre aux CCSTI la coproduction de nouveaux spectacles. Le développement de ce réseau est une priorité pour la Rotonde. Face au succès des deux premières éditions de « Scènes de méninges », Florence Delaporte peut envisager un avenir florissant pour son festival. Laurence Naiglin Pour en savoir plus : http://www.emse.fr/larotonde/

P.-S.

Laurence Naiglin


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