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Travaux  > Écrits  > Rencontres  > Nancy, médiation  > Le livre scientifique : les spécialités de l’édition

vendredi 11 mai 2006, par Ismahène Kahlaoui

Compte rendu de la conférence de Sophie Bancquart, directrice des Editions du Pommier...

« Le mot science fait peur » déclare Sophie Bancquart, directrice des Editions du Pommier, pour expliquer les difficultés inhérentes au secteur de l’édition scientifique. En dehors des manuels scolaires, universitaires ou professionnels, les livres de vulgarisation n’attirent pas foule. Alors que les éditeurs se plaignent de la baisse prononcée des tirages par rapport aux autres disciplines, les ventes connaissent, grâce à l’Année Mondiale de la Physique, un léger essor. « Beaucoup de travail reste à faire » souligne la directrice des Editions du Pommier, en vue de rendre attrayante cette littérature scientifique au public. C’est un travail de longue haleine lorsque l’on s’aperçoit en effet qu’en librairie, par exemple, il est exceptionnel de rencontrer des étagères spécifiques aux ouvrages de science. La faible demande associée à des thématiques telles que la nature, la physique ou les mathématiques, limite l’investissement dans des livres scientifiques par les bibliothèques ou les grandes librairies, alors que le rayon sciences humaines regorge d’écrits. « La science est presque inexistante à la télévision » poursuit-elle, « on observe que les jeunes se désintéressent de cette matière, il faut donc toucher un autre public ». Les ouvrages de vulgarisation s’adressent naturellement aux scientifiques ayant quitté la science et souhaitant se tenir au courant des innovations ou encore aux chercheurs désirant s’informer des découvertes réalisées dans d’autres domaines que le leur. L’édition scientifique s’attelle donc à attirer les personnes de nature curieuse, les passionnés assoiffés de connaissances. Pour y arriver, les livres doivent être accessibles. Il s’agit de toucher un public plus large avec une forme innovante, tout à fait différente. Le prix, la taille, les images sont des critères clés pour accéder à des notions complexes. Rendre le contenu plus ludique, plus humain, utiliser la fiction pour mettre en scène le science permettrait d’inciter les lecteurs à persévérer. Les Editions du Pommier tentent également de séduire les enfants, qui constituent un public privilégié : jusqu’alors, en dehors des encyclopédies et des magasines spécialisés, il n’existait pas grand chose. « On doit susciter l’émerveillement, la curiosité » souligne Sophie Bancquart. A quand la BD scientifique alors ? Sophie Bancquart est optimiste : elle encourage toute forme de diffusion de la science si celle-ci n’est pas ennuyeuse. « C’est une question de talent, comme pour tout » . Ismahène Kahlaoui

P.-S.

Ismahène Kahlaoui


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