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Travaux  > Écrits  > Rencontres  > Nancy, médiation  > Echanges « chercheurs-journalistes »

vendredi 11 mai 2006, par Maja Wasyluk

Depuis 2001, l’Association des Journalistes Scientifiques de la Presse d’Information (AJSPI) organise avec le soutien du Ministère délégué à la recherche, une bourse d’échanges chercheurs-journalistes. La 4e édition se déroule de décembre 2005 à mai 2006. Président de l’AJSPI, Jacques-Olivier Baruch fait le point sur cette expérience.

> Pourquoi organiser des échanges chercheurs-journalistes ?
Jacques-Olivier Baruch : L’AJSPI favorise la coopération des journalistes afin de donner des informations fiables. La presse joue le rôle d’intermédiaire entre le monde de la recherche et les citoyens. Pourtant les scientifiques ont peur des médias et les journalistes méconnaissent la vie des laboratoires. D’où l’idée d’organiser l’échange qui vise à améliorer le dialogue et la coopération entre ces deux communautés. Le programme fait découvrir aux uns et aux autres une profession et un environnement qui ne leur sont pas familiers. En fait, pendant une semaine un chercheur devient journalistes et vice versa.

> Comment l’échange se déroule-t-il ?
J.-O. B. : Nous privilégions le travail en binôme : un journaliste et un scientifique coopèrent ensemble durant toute la période de l’expérience. Un chercheur est accueilli dans une rédaction de presse où il est amené à écrire des articles de vulgarisation. Son binôme, journaliste, est reçu en laboratoire où il participe aux expériences.

> Qui peut participer à ce projet ?
J-O. B. : Le projet s’adresse aux chercheurs en poste qui répondent spontanément à l’appel à la candidature que nous lançons. Les scientifiques sont sélectionnés en fonction du programme de travail qu’ils proposent. Les journalistes qui participent à l’échange doivent être attachés à une rédaction. Pourtant, certains travaillent pour plusieurs employeurs et n’ont pas de bureau. Cela limite le nombre de candidatures retenues. Il s’y ajoute une contrainte financière. Les frais de mission des chercheurs et l’indemnisation des journalistes sont en partie pris en charge par le ministère. Le reste est payé par l’AJSPI dont le budget est limité aux cotisations des membres. Le nombre d’échanges organisés augmente successivement : dix-sept prévus pour cette année contre six lors de la première édition.

> Quels sont les résultats de l’expérience ?
J-O. B. : Les chercheurs s’étonnent de la rapidité du travail journalistique et se rendent compte des difficultés de l’écriture. Les hommes de science sont souvent incapables de vulgariser, surtout lorsque le sujet abordé est en dehors de leur spécialité. En revanche, les journalistes ont du mal à se détacher de leur métier : ils aimeraient profiter de l’échange pour faire un reportage sur le laboratoire. Cela n’est, en aucun cas, le but de l’expérience.

> Comment envisagez-vous l’avenir de ce programme ?
J-O. B. : Pour cette 4e édition deux échanges internationaux seront organisés avec le Québec et la Belgique. Dans les années à venir nous voudrions développer la coopération avec d’autres associations européennes qui pratiquent le même genre d’expériences. Propos recueillis par Maja WASYLUK

P.-S.

Maja WASYLUK


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