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Travaux  > Écrits  > Rencontres  > Nancy, médiation  > L’INRA et la société : un dialogue fertile

mercredi 28 juin 2006, par Cécile Drai

Compte-rendu de la conférence de Michèle Cussenot, Ingénieur de Recherches et Chargée de Communication à l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA).

Journées Hubert Curien de la culture scientifique et technique, Nancy, le 1er décembre 2005.

Etablissement de recherche publique, l’INRA, de par ses thématiques de recherche, se trouve en prise directe avec la société. Parce qu’il est un institut de recherche finalisée, il s’efforce de construire une politique scientifique avec et pour la société. Premier organisme européen de recherche agronomique, l’INRA développe ses travaux autour de trois thèmes principaux : l’agriculture, l’alimentation l’environnement. Les enjeux de ces recherches : la garantie d’aliments sains, le développement durable... Souvent au sommaire de l’actualité, ces thèmes sont tour à tour présentés comme une source d’inquiétude, d’étonnement, de satisfaction en tout cas de questionnement. Face à cette réalité, l’INRA réagit et affiche clairement sa volonté de s’ouvrir vers la société en participant activement à la diffusion de la culture scientifique et technique.

Sans détour, M. Cussenot admet : "Nous sommes conscients que certains publics nous échappent". Pour autant, à l’INRA, l’ouverture vers la société est une réalité. La mise en place d’une politique volontariste de formation de ses chercheurs à la communication scientifique, au débat public et aux relations avec les journalistes est significative. Soucieux d’améliorer la coopération entre journalistes et chercheurs, pour une meilleure diffusion de l’information scientifique, l’Institut organise régulièrement des rencontres entre représentants de ces deux professions. Au cours de ces séminaires, chacun expose son point de vue et les logiques d’action se confrontent. Mais l’INRA ne s’arrête pas là et tient à rencontrer le public. En élaborant des expositions, comme celle présentée au Palais de la Découverte et consacrée à l’alimentation. En contribuant, en qualité de maître d’ouvrage, à la création de centre de culture scientifique et technique, comme celui consacré à "la vigne et le vin" en Languedoc Roussillon. Et c’est tout naturellement qu’on retrouve l’INRA à la Fête de la Science ou au Salon de l’Agriculture...

L’INRA s’engage-t-il dans un débat science-société ? Oui. L’Institut n’hésite pas à s’exposer en interpellant le public sur des questions délicates. La création, en 1999, du Comité d’Ethique et de Précaution en témoigne. S’interrogeant sur des questions parfois épineuses, ce comité publie sur le site web de l’Institut, le fruit de ces réflexions. De même, dans un souci de transparence et de déontologie, des personnalités extérieures sont invitées à questionner les chercheurs sur leur pratique professionnelle. Publiés dans la revue grand-public, "Le courrier de l’environnement ", ces entretiens nourrissent l’espoir de susciter une réflexion collective sur la pratique de la recherche.

"Nous sommes mauvais en communication de crise", avoue M. Cussenot. Pourtant, lors de la période de sécheresse, la réactivité de l’INRA fut immédiate. Mettant à disposition du public sur son site web, les réflexions des chercheurs sur ce problème, l’Institut offrait alors un observatoire privilégié de "la science en train de se faire". Ce fut assurément pour l’INRA, l’occasion d’honorer son contrat : contribuer à l’élaboration de la culture scientifique et participer au débat science-société.

C.Drai

P.-S.

Cécile Drai


NetVibes / Master-cs
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